Oubliez Saint-Luc, Outremont et le 6000 Saint-Denis (métro Rosemont). L'illustre urbaniste de l'Université de Montréal, Jean-Claude Marsan, a écrit hier dans une lettre publiée par La Presse que c'est l'Hôtel-Dieu qui fait office de solution idéale.
Bref, avec la réfection de l'intersection des Pins, du Parc (on va démonter les bretelles), l'hôpital plus que centenaire héritera d'un intéressant lopin de terre. Il est en ville, près des artères principales, d'un éventuel tramway (ave du Parc), mais surtout, on y trouve pas de terrains contaminés, ni de rails. Et la construction sera plus rapide et moins dispendieuse.
Petit hic, les stations de métro sont un peu loin. Il en convient, mais le problème est le même à Outremont. D'autant que ce site borde un quartier résidentiel qui a l'habitude de défendre sa quiétude.
***
Par ailleurs, si j'ai bien compris, le CHUM est une histoire de compromis. Jamais aurait-on planifié un hôpital universitaire sur trois campus différents.
Sauf exceptions, les facultés de médecine de l'Occident préfèrent s'organiser dans un seul hôpital universitaire. À Montréal, à cause d'un manque de terrain propice, on aurait fait l'ultime compromis. Trois hôpitaux déjà existants ont hérité du mandat de formation et de recherche universitaire.
Douce ironie: l'UQAM est construite entre Notre-Dame et Saint-Luc, sur l'ancien campus de l'UdeM. La vénérable université avait pris le chemin de la Côte-Sainte-Catherine pour se donner l'espace de ses ambitions. Mais aujourd'hui, elle n'en a plus et des propositions des plus rationnelles voudraient garder sa médecine près de son ancien campus.
Ceci n'est pas twitter. Je ne publie pas souvent. J'essaie de réfléchir avant d'écrire.
mardi 4 janvier 2005
lundi 3 janvier 2005
Les contremaîtres de Montréal, entre l'arbre et l'écorce
Être le patron d'un col bleu, ça ne doit pas être facile. Mais la relation tendue entre les employés municipaux et la Ville de Montréal n'est pas seulement la faute de belligerants cols bleus.
C'est en partie la faute de la Ville, qui a encouragé ce type de comportement pendant des décennies.
Et c'est avec un peu de courage que Rosaire Perreault, président du syndicat des patrons des cols bleus (Association des contremaîtres employés par la Ville de Montréal), a osé l'affirmer dans la dernière édition du Journal Les Affaires. ICI
Fait intéressant, M. Perreault met le blâme autant sur la Ville que sur la minorité de cols bleus qui jouent aux fiers à bras. Il nuance les victoires du maire Tremblay (semaine de quatre jours), mais appuie sa volonté de changement.
Bref, un discours nuancé dans un débat qui oublie souvent la nuance.
C'est en partie la faute de la Ville, qui a encouragé ce type de comportement pendant des décennies.
Et c'est avec un peu de courage que Rosaire Perreault, président du syndicat des patrons des cols bleus (Association des contremaîtres employés par la Ville de Montréal), a osé l'affirmer dans la dernière édition du Journal Les Affaires. ICI
Fait intéressant, M. Perreault met le blâme autant sur la Ville que sur la minorité de cols bleus qui jouent aux fiers à bras. Il nuance les victoires du maire Tremblay (semaine de quatre jours), mais appuie sa volonté de changement.
Bref, un discours nuancé dans un débat qui oublie souvent la nuance.
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